
On compte près de 11 millions d'aidants familiaux en France en 2024 (source handicap.gouv). Ils assistent au quotidien un proche en perte d'autonomie, qu'il s'agisse d'un parent âgé, d'un conjoint malade ou d'un enfant en situation de handicap. Un soutien majeur, mais éprouvant qui n'est pas sans conséquences sur la vie personnelle et professionnelle des aidants. Retraite, fiscalité, aides... Quels sont leurs droits ? Panorama des principaux dispositifs en 2024.
L'aidant familial est celui ou celle qui assiste régulièrement et bénévolement un proche en situation de dépendance ou de handicap : parent, conjoint, enfant ou tout autre membre de la famille.
Il s'agit d'aider (sans être rémunéré) dans tous les actes de la vie quotidienne :
Les aidants familiaux n'ont pas forcément de formation professionnelle dans le domaine sanitaire et social. Leur "aide" est précieuse pour leurs proches, mais elle a un impact sur leur vie personnelle et professionnelle. C'est pourquoi des dispositifs légaux existent pour leur offrir des droits et des aides financières, ainsi que des avantages en matière de retraite.
L'aidant familial peut avoir besoin de financer en partie le maintien à domicile de son proche aidé.
Des avantages fiscaux sont alors accordés :
Le rôle d'aidant familial impacte la carrière professionnelle, notamment en limitant le travail à temps plein ou en conduisant à des interruptions d'activité.
👉 Le calcul des droits à la retraite s'en trouve affecté. Pour ne pas être pénalisé, l'aidant familial peut demander à être affilié gratuitement à l'Assurance vieillesse des aidants (AVA).
L'AVA a été créée lors de la réforme des retraites au 1er septembre 2023. Elle s'adresse à tous les salariés (exceptés les fonctionnaires, militaires et magistrats) et les travailleurs indépendants.
Vous pouvez bénéficier d'une retraite anticipée à taux plein à 65 ans (au lieu de 67 ans), si :
Le congé proche aidant permet aux salariés qui souhaitent s'occuper d'une personne handicapée, ou âgée, ou en perte d'autonomie de cesser temporairement leur activité professionnelle.
La personne accompagnée par le salarié peut être :
La durée maximale du congé proche aidant est de 3 mois, renouvelable, sans toutefois dépasser 1 an sur l'ensemble de la carrière du salarié.
👉 L'employeur ne rémunère pas le congé proche aidant, le salarié peut dès lors percevoir une allocation journalière du proche aidant (AJPA) dans la limite de 66 jours (64,54€/jour).
(Source service-public.fr)
En tant que proche aidant, il est possible d'utiliser l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) ou la prestation de compensation du handicap (PCH) pour être financé.
Le droit au répit est une mesure destinée à offrir un moment de repos ou de soulagement aux aidants familiaux qui accompagnent au quotidien une personne en situation de dépendance ou de handicap. Il permet de financer temporairement une solution de remplacement pour prendre en charge la personne aidée, afin que l’aidant puisse se reposer ou s’occuper de ses propres besoins personnels et familiaux.
Ce droit se traduit par une aide financière (qui couvrira une partie des frais liés à l'accueil temporaire de la personne dépendante) de 548,50 € par an en 2024.
De nombreuses associations de patients ou d’aidants proposent des formations gratuites ou à prix réduit pour aider les aidants à améliorer leurs compétences. Ces formations peuvent être financées via les fonds publics, comme la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), ou des dispositifs locaux.
Les plateformes d'accompagnement et de répit, présentes sur tout le territoire, offrent également des formations et des ateliers pratiques pour les aidants. Ces plateformes, souvent rattachées aux établissements médico-sociaux, proposent des programmes de formation pour aider les aidants à améliorer leur quotidien tout en prenant soin de leur santé mentale et physique.