
Aider financièrement ses parents est un acte tout à fait ordinaire. Et aujourd'hui, près d'1 Français sur 6 (Source Ministère de la Santé et de la Prévention) est confronté à cette situation. Mais dès lors que cette aide est mise en avant afin de bénéficier d’une réduction d’impôts, l’administration fiscale émet des réserves et pose ses conditions.
Pour rappel, aux termes des articles 205 à 207 du Code civil, vous êtes tenu à une obligation alimentaire vis-à-vis de vos parents, beaux-parents et grands-parents. Lorsque vous les aidez à subvenir aux besoins essentiels de la vie courante, vous pouvez déduire les dépenses correspondantes (nourriture, logement, santé…). En revanche, vous n’avez pas d’obligation alimentaire envers vos frères, sœurs, oncles, tantes, cousins, etc. Par conséquent, les aides apportées à ces personnes ne sont pas déductibles.
Source : impots.gouv
Cela concerne les parents, grand-parents ou arrière grands-parents hébergés. Vous pouvez dès lors déduire de vos revenus et sans justificatifs, un forfait de 3.968€.
Si l'ascendant a plus de 75 ans, cette déduction n'est accordée que si ses ressources ne dépassent pas le plafond de ressources fixé pour l'octroi de l'Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), soit 11 533,02 € par an pour une personne seule ou 17 905,06 € pour un couple.
Vous n'êtes pas autorisé à déduire une pension alimentaire si vous bénéficiez déjà d'une réduction d'impôt pour l'emploi d'un salarié au domicile de l'ascendant. Quant à l'ascendant, il doit déclarer dans ses revenus la pension alimentaire que vous lui versez et que vous déduisez de vos revenus.
Si vous prenez en charge tout ou partie des frais d’hébergement, les sommes dépensées sont déductibles de vos revenus imposables au titre de la pension alimentaire. Le parent n'a alors pas besoin de le mentionner dans sa déclaration de revenus.